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Romans :

1992 - Hygiène de l'assassin

1993 - Le Sabotage amoureux

1994 - Les Combustibles

1995 - Les Catilinaires

1996 - Peplum

1997 - Attentat

1998 - Mercure

1999 - Stupeur et tremblements

2000 - Métaphysique des tubes

2001 - Cosmétique de l'ennemi

2002 - Robert des noms propres

2003 - Antechrista

2004 - Biographie de la faim

2005 - Acide sulfurique

2006 - Journal d'Hirondelle

2007 - Ni d'Eve ni d'Adam

Autres :

1993 - Légende un peu chinoise, conte, Longue Vue
  
1999 - Le Mystère par excellence, nouvelle, Le Grand livre du mois
 
2000 Brillant comme une casserole, contes, La Pierre d'Alun, 2000
  
2001 - Aspirine, nouvelle, Albin Michel

2001 - Sans nom, nouvelle, Elle

2004 - L'Entrée du Christ à Bruxelles, nouvelle, Elle

Acide sulfurique


2005

Fiche


Roman
Publié en 2005 chez Albin Michel
Genre : focalisation interne

Résumé

Nouvelle émission de télé-réalité qui fait sensation : reproduction d'un camp de concentration, avec violence gratuite pouvant aller jusqu'à la mort. Des personnes se retrouvent dans un camp pour souffrir et mourir dans un décor constellé de caméras; parmi ces êtres, s'amaigrissants et se fatigants de jour en jour pour le profit des producteurs de l'émission, se distingue CKZ 114, seule prisonnière qui accepte son sort inhumain dans un silence fièrement humain. Le public se délecte de voir cette frêle jeune femme se débattre contre le jeu qu'ils alimentent, les autres prisonniers se nourissent de son bon sens civilisé, tandis qu'une kapo incarnant l'opposé de la grâce de CKZ 114 et chargée de la mutiler en tombe amoureuse.

De cette situation, dont l'inéluctable bain de sang est la fin du jeu, ressortent le pouvoir des médias et la soif de cruauté intrinsèque de spectateurs voyeuristes. La seule volonté et le brio de CKZ 114 évitera ce qu'auraient regretté tout être humain, quelque peu "humain".

Avis

Dans ce qui constitue notre culture, que ce soit les livres, films, etc., j'aime beaucoup ce qui tend à faire réfléchir et à faire prendre conscience de ce qui nous environne. Réfléchir sur soi, la société, la société pour soi, soi pour la société (Evangelion, Full metal alchemist, ben oui mes références sont ainsi XD). Prendre conscience du bien-fondé de l'écosystème, ce que la nature nous apporte, ce que nous détruisons dans la nature, ce qui manque pour que la symbiose existe (Arjuna =P). Comprendre ce qui nous entoure, les lois de la nature, la magie de la physique quantique, la nécessité et la contingence de la religion, l'impact du temps sur nous, etc. (A la croisée des mondes /Pullman).

Il y a toujours moyen d'apprendre et de voir les choses grâce à des histoires plus ou moins grave, mais est-ce bien nécessaire de déranger ? Je viens de lire le dernier roman d'Amélie Nothomb, Acide sulfurique, et il y a toujours cette manière de rendre hommage à des valeurs aussi belles qu'extrêmes, que j'aime, cependant il n'est pas agréable à lire. Parce qu'il est dérangeant. Parfois, pour pouvoir réellement faire passer un message fort, il faut passer par des moyens forts : présenter la laideur brute, accuser ouvertement, ... C'est souvent ce que je fais lorsque je m'énerve, ce n'est ni beau à entendre, ni agréable à dire ^o^; Ce que je veux dire, c'est qu'il y a toujours moyen de véhiculer du sens autrement. Non pas qu'il faille nous ménager, non pas que je rejette le franc-parler français (association rigolotte d'ailleurs ^^), mais simplement nous sommes capables de *comprendre*, alors "communiquons" au lieu de se "mutiler".

Cette remarque très personnelle (je suis sûre que personne n'est d'accord avec moi ^__^;;; ) est valable pour bien d'autres exemples (Kill bill, Sin city, ..., quelque soit le but de ces films)

(écrit le 21/10/2005)